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J'ai installé une citerne pour récupérer
les eaux de pluie

 

Auteur : André Chaponnay accueil

 

C'est pour l'exemple, dans le cadre d'une démarche écologique, avec grand respect pour la ressource naturelle en eau, qu'est né ce projet. Sur la base d'un investissement présumé, il était bien établi que la rentabilité économique du projet n'était pas démontrée. La satisfaction d'un projet mené à terme reste présentement le seul bénéfice authentique de l'opération.

L'implantation a été décidée sur l'emplacement de la pelouse devant la maison, en bordure du domaine public.

 

L'image montre le résultat après la remise en état du sol. Seule la trappe de visite carrée témoigne de l'existence de la citerne.

Plus en arrière (en vert) se trouvent les coffrets "gaz" et électricité" d'origine ainsi que le petit coffret électrique qui contrôle le fonctionnement de l'installation de pompage, au pied duquel se trouve la fosse du compteur d'eau

Sous le dallage de l'allée, le long de la haie, se trouvent les deux canalisations du réseau séparatif d'origine, l'une consacrée aux eaux usées, l'autre au plus près vers la pelouse qui collecte les eaux de pluie (face avant et face arrière de la construction.

 


 

DU CHOIX DE LA CITERNE :
Plusieurs types de citernes en matières plastiques sont proposés sur le marché. Outre qu'elles nécessitent des précautions spécifiques à l'enfouissement, elles ont toutes été abandonnées sur la base de deux critères communs à tous les modèles ;
- hauteur totale importante à capacités comparables, préoccupante en raison de la nature du sous sol (carrières souterraines à moins six ou sept mètres)
- dénivelé imposé entre l'alimentation et le trop plein de la citerne (usuellement 0,30 m) incompatible avec le faible dénivelé de la canalisation des eaux de pluie à détourner.

C'est finalement le firme "OLIVIER" de Belgique spécialisée dans la fabrication de produits en béton qui a retenu l'attention. C'est un sous traitant belge qui a pris en charge la totalité du chantier, comprenant :
- la fourniture et le transport de la citerne,
- les travaux de terrassement et d'enfouissement,
- le dégagement des terres excédentaires,
- la pose de la réhausse (partie surajoutée) et les perçages in-situ adaptés à la situation,
- les raccordements en tuyaux PVC pour l'arrivée et le départ du trop plein vers l'égout, ainsi que les raccordements de gaines souples pour les circuits d'eau et d'électricité, justifiés dans le cas d'espèce par la proximité des passages et points de branchements nécessaires,
- la réfection du dallage des allées dégradées par les travaux de passage des tuyauteries.


Caractéristiques du modèle sélectionné :
Eu égard aux caractéristiques du sous sol, et compte tenu des dimensions des modèles proposés, c'est la hauteur totale du matériel qui a été déterminante.
Ainsi le modèle retenu, pour une capacité de 10 000litres
- correspond à un diamètre extérieur de cuve de 2,90 m et à une hauteur de 1,90 m à laquelle s'ajoute la hauteur de la réhausse de 0,50 m. La hauteur totale du dispositif avec la trappe de visite (passage de 0,60x0,60 m) n'excède pas 2,50 m.

De L'équipement hydraulique :
La partie hydraulique de l'installation a été confiée à l'installateur sanitaire local, Ets VERDIERE et FILS. Elle comporte :
- une pompe immergée dans la citerne, surmontée d'une canalisation rigide et d'un raccord trois pièces démontable, ceci afin de pourvoir récupérer facilement la pompe en cas de problèmes.
- au dessus du raccord démontable, un clapet anti-retour délimite la partie aval de la distribution qui reste en permanence sous pression .
- l'eau refoulée est conduite dans l'habitation (garage) par une tuyauterie semi-rigide en PVC armé qui emprunte pour la plus grande partie la gaine d'arrivée de l'eau de ville (absence de tranchées supplémentaires)
- dans le garage, en amont du réseau spécial de distribution, se trouve un réservoir tampon de stockage d'eau de la citerne d'une capacité nominale de 120 litres. Ce réservoir en résine armée "Well Mate" comporte une vessie gonflée à 2,8 bars, ce qui pour une pression de service de la pompe réglée entre 3 et 4 bars offre une capacité tampon de rétention de 30 litres effectifs environ (à ne pas confondre avec la capacité nominale) . Un manomètre permet de contrôler la pression dans le circuit.
- à l'intérieur de la réhausse montée sur la cuve, hors de la montée des eaux est branché le mano-contacteur qui règle les pressions de marche et d'arrêt de la pompe.
- en outre, dans la réhausse, un contact de sécurité à flotteur interdit le fonctionnement de la
- pompe par manque d'eau. Ce même contact inverseur déclenche alors un remplissage partiel de la citerne en eau de ville (électro-vanne) jusqu'à ce que un niveau de sécurité convenable pour la pompe soit atteint. Il y a déconnexion totale entre le circuit "eau de ville" et le circuit "eau de citerne".
- Dans le vide sanitaire, sous l'habitation, le dispositif est complété par un nouveau réseau complémentaire "eau de citerne" spécialisé pour alimenter les chasse d'eau des WC, la machine à laver le linge; le circuit d'arrosage du jardin. Ces canalisations spécifiques "eau de citerne" sont identifiées tout au long de leur parcours par des bracelets d'identification "citerne" afin d'éviter des confusions futures, éventuelles, avec le réseau "eau de ville".

Le reservoir de stockage "Well Mate"

Vue plongeante dans la citerne



L'équipement électrique :
Il est rassemblé dans un petit coffret étanche situé en extérieur au dos du coffret EDF situé en bordure de rue (voir première photo), et comprend :
- l'alimentation d'un interrupteur différentiel, suivi d'un disjoncteur pour la protection du moteur de la pompe.
- deux témoins de contrôle du fonctionnement de la pompe et du fonctionnement de l'électro-vanne de remplissage complémentaire occasionnel en "eau de ville".
- un relais temporisé supplémentaire a été monté pour éviter en cas de dysfonctionnement du contact à flotteur, un remplissage ininterrompu de la citerne en eau de ville
-
Filtrer l'eau de pluie :
Faute d'avoir pu installer un filtre enterré à l'entrée de la citerne à cause d'une pente insuffisante de la canalisation d'amenée, il fallait trouver une solution de substitution. C'est pourquoi il a été décidé de disposer quatre points de filtrage directement dans les gouttières, au départ de chacune des quatre descentes. Chaque filtre réalisé en tamis de 6 mailles au cm retient parfaitement les nombreux débris identifiés (feuilles, brindilles, mousses et lichens graines et lentilles… noyaux de cerises, plumes et même coquille d'œuf…). La formule demande pourtant amélioration, car le filtre se trouve rapidement obstrué (délai d'un mois). Par surcroît, le nettoyage est assez difficile à cause des fines particules incrustées dans les mailles; enfin il nécessite l'utilisation de l'échelle double pour atteindre le niveau des gouttières..

Un filtre vertical, hors sol, facilement visitable, est en cours d'expérimentation.

Les entreprises :
Pour la partie "citerne" :
- Ets OLIVIER - Betonfabriek - Schaapbruggestraat 26 - B 8800 RUMBEKE
- contact Pascal VANDECANDELAERE - 00.32.486.432.044I
- - sous-traitant : - SCULIER SA - Rue des déportés 5 - B 7538 VEZON (TOURNAI)

Pour le sanitaire :
- Ets VERDIERE et FILS - Place de la République - 59260 LEZENNES

Pour le ballon de 120 litres :
- NEPTUNE sprl - ZI Tournai ouest - rue du Serpolet 20 - B 7522 MARQUAIN
Cet établissement fournit aussi des pompes et des accessoires, mais la pompe immergée installée a été achetée dans le "Brico-Dépôt" de Faches Thumesnil, à des conditions meilleures.

L'investissement :
L'équipement complet regroupe les prestations SCULIER, VERDIERE, NEPTUNE (TVA 5,5 %) et les compléments tels que la pompe immergée, les matériels électriques et les accessoires montés par mes soins, achetés dans le commerce local (TVA 19,5 %).

L'investissement global s'élève à 5900 Euros (TTC) dont 55% pour la prestation "SCULIER sous traitant d'OLIVIER" pour la fourniture et la mise en état de service de la citerne.

A. CHAPONNAY - 06 juillet 2006

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Compléments du 27 mars 2008 :
L’installation du mano-contacteur dans la réhausse de citerne a été une erreur… révélée après dix mois de fonctionnement satisfaisant.
1 - les interventions dans une citerne pleine sont très inconfortables
2 - la commande directe du moteur, par le mano-contacteur en milieu humide, rend ce dernier très vulnérable
3 - le remède a consisté à tirer une ligne électrique supplémentaire pour ramener le mano-contacteur dans le garage à proximité du réservoir tampon de stockage et à commander le moteur par un relais aux capacités de connexion très supérieures à celle du mano-contacteur

Des filtres ont été disposés sur les descentes de gouttières (indispensable en raison de la pollution des eaux recueillies)

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Complément du 10 juin 2009 : résidus de filtration des eaux de pluie

L’image ci-dessus illustre l’importance du filtrage des eaux de pluie avant que celles-ci soient stockées en citerne et montre l’importance des détritus déposés par le vent sur les toitures et témoigne de la pollution atmosphérique souvent insoupçonnée.
En effet, les détritus montrés ici résultent du filtrage des eaux récupérées pendant six semaines, entre le 25 avril 2009 et le 9 juin, durant une période qui fut peu pluvieuse, à l’exception d’un épisode orageux.

Les eaux sont collectées en quatre points (marqués x) sur une toiture d’une superficie projetée de 150 m².
Sur chaque descente est installé un
filtre à trois niveaux de filtration :
- niveau 1 – récupération des gros déchets, feuilles, brindilles et divers
- niveau 2 – récupération de graines et graviers sur un tamis à mailles de 1,5mm environ
- niveau 3 – récupération des boue et suies sur des filtres à fibres synthétiques

 

>>>>> Un nettoyage mensuel est recommandable pour éviter l’obstruction des filtres.

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Compléments du 16 juin 2010 : « désagréments »
L’hiver 2009/2010 a été particulièrement rigoureux, suivi d’une longue période de sécheresse qui a provoqué pour la première fois depuis 2006 le manque d’eau dans la citerne.
Les dispositions de remplissage automatique par manque d’eau décrites précédemment ont donc été sollicitées… vainement !
En effet, la commande de remplissage provoquait la coupure du disjoncteur différentiel (courant de fuite non identifié). Hormis une défaillance possible de l’électrovanne située dans la réhausse il fut constaté que l’intérieur du coffret de commande situé en extérieur était anormalement « mouillé ».
L’analyse se situation laisse à penser que durant l’hiver, la vapeur d’eau de la citerne, migrant via les gaines électriques est venue se condenser dans le coffret extérieur très froid provoquant la défaillance de certains des composants. Ceux-ci ont alors été déposés, laissant subsister la possibilité d’une commande manuelle de l’électro vanne de remplissage.
Deux épisodes pluvieux sont alors intervenus qui ont permis la remise en route du dispositif de pompage.
La conclusion de ces désagréments conduit à conseiller une installation la plus rustique possible éliminant les équipements électriques en milieux humides !

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